Mariages multiples : de branches en branches

Grâce au généathème de mai 2021 proposé par Généatech, j’ai décidé – une fois n’est pas coutume – d’explorer aussi et de partager mes quelques trouvailles (ou difficultés) sur des branches autres que celle dont il est question dans tous mes articles de blog pour l’instant.


Petit tour en Côte d’Or

Claude QUENTIN et Anne Françoise MERCIER sont respectivement mes SOSA 38 et 39. C’est à Salives, en Côte d’Or, qu’ils sont nés tous les deux cette même année 1839 : le 8 juin pour lui, le 26 octobre pour elle.

Leur première fille, Cécile Ernestine, ma SOSA 19, y est née le 23 mars 1861, sous le nom de MERCIER. Effectivement, ce n’est que le 5 avril 1864 que Claude et Anne Françoise se marient dans leur village natal et légitiment leur première fille.

Acte de mariage de Claude QUENTIN et Anne Françoise MERCIER le 5 avril 1864 – Salives

Extrait de l’acte de mariage de Claude QUENTIN et Anne Françoise MERCIER reconnaissant Cécile Ernestine MERCIER comme leur fille

Nicolas Paul est né en novembre de la même année mais ne vivra que 10 mois. Marie Appoline (surnommée Pauline) nait le 28 août 1867.

Anne Françoise MERCIER décède, à 33 ans, le 23 septembre 1872 à Salives alors que le couple est domicilié à Gémeaux, commune située à une vingtaine de kilomètres.

Deux ans plus tard, le 26 octobre 1874 (date anniversaire de sa première femme), Claude QUENTIN épouse Cécile CLERC en secondes noces à Salives. Également originaire de ce village, cette dernière est née le 31 janvier 1843.

A ce jour, je n’ai pas trouvé d’éventuels enfants qu’ils auraient eus ensemble. En revanche, Cécile CLERC a eu au moins une fille avant son mariage avec Claude QUENTIN : Lucie Marie Joséphine CLERC, née en 1865 à Salives, de père inconnu.

On retrouve donc leur famille recomposée avec les 3 filles à Gémeaux lors du recensement de 1881 : Cécile Ernestine âgée de 19 ans, Pauline (Marie Appoline) âgée de 15 ans, et Marie (Lucie Marie Joséphine) âgée de 16 ans.

Extrait du recensement 1881 de Gémeaux – La famille reconstituée de Claude QUENTIN et Cécile CLERC

Manouvrier, puis domestique de cultures, Claude QUENTIN a surtout exercé le métier de cantonnier, ce qui l’a amené à changer de villages. Il a donc été cantonnier à Gémeaux au moins jusqu’à 1896. Au recensement suivant, en 1906 et jusqu’à celui de 1911, on retrouve Claude QUENTIN, toujours cantonnier, et Cécile CLERC à Is-sur-Tille.

Cantonnier : métier exercé par Claude QUENTIN – Extrait du recensement 1896 de Gémeaux
Claude QUENTIN est cantonnier mais cette fois-ci à Is-sur-Tille – Extrait du recensement 1906 d’Is-sur-Tille

Claude QUENTIN décède le 18 janvier 1917, Cécile CLERC un an et demi plus tard, le 18 septembre 1918.


De l’autre côté de la Méditerranée

Ludovic SONZINI est le grand-père de ma grand-mère paternelle. Né en Italie en 1862, il a vécu la majorité de sa vie en Algérie.

Je pense que c’est là qu’il a rencontré Xavière FERRER, sa première femme (ma SOSA 21), quant à elle née en Espagne en 1868. D’après les quelques informations dont je dispose, ils se sont mariés le 28 août 1888 à Tizi-Ouzou. Il s’agit certainement de leur mariage civil car je n’ai aucune trace d’un mariage religieux à ce stade alors que cette date a fait l’objet d’un relevé des membres de l’association Généalogie Algérie-Maroc-Tunisie rencontrée lors du Salon de la généalogie Paris XV en mars 2020. En effet, rien dans les Archives du Diocèse d’Alger des Soeurs Clarisses à Nîmes à cette date et aucune référence à un mariage religieux sur les actes de baptême de leurs enfants.

Parlons-en justement des enfants de Ludovic SONZINI et Xavière FERRER. Grâce à l’association Généalogie Algérie-Maroc-Tunisie et grâce à l’archiviste des Soeurs Clarisses, citées ci-dessus, je pense avoir découvert deux enfants de plus du couple, mais qui sont décédés en bas âge. Né en 1887 et baptisé l’année suivante, Antoine Oreste est décédé en 1892 et Marcel est décédé en 1898 à 10 mois.

Dans la famille de ma grand-mère, seuls quatre frères étaient connus :

  • Charles Fernand Joseph, mon arrière-grand père né en 1889
  • Oreste Ludovic né en 1892
  • François né en 1894
  • Marcel Gabriel né en 1899

Ces 6 garçons sont tous nés à Tizi-Ouzou et pratique pas si courante, quatre d’entre eux se sont faits baptiser la même année, en 1898 : Fernand, Oreste, François et Marcel, le dernier enfant Marcel Gabriel n’étant pas né.

Xavière FERRER décède autour/avant d’avoir 40 ans alors que ses enfants sont encore jeunes, voire très jeunes pour certains. Je n’ai pas encore retrouvé la trace de son décès, survenu entre la naissance de Marcel Gabriel le 8 janvier 1898 et le décès de la seconde épouse de Ludovic SONZINI. 

Après le décès de Xavière FERRER, Ludovic SONZINI s’est en effet remarié avec Lise Madeleine MICHEL. Originaire des Hautes-Alpes, cette dernière est veuve d’un premier mariage (1894 à Alger) avec Emile Alfred GAHON,décédé en 1898.

Lise Madeleine MICHEL décède à l’hôpital civil d’Alger le 27 mai 1911 à 41 ans.

Ludovic SONZINI se retrouve donc veuf pour la seconde fois à 48 ans. Comme pour Xavière FERRER, je ne sais pas, à ce jour, quand et où il est lui-même décédé. Très certainement à Tizi-Ouzou où il se trouvait en 1910, en 1912, en 1914 et en 1919, selon les mentions présentes sur les fiches matricules de ces quatre fils ayant atteint l’âge du recrutement militaire.

Concernant les « quatre frères », trois d’entre eux sont venus ensuite s’installer en France du côté de Châlon-sur-Saône. Seul Oreste serait resté vivre en Algérie mais je ne sais pas s’il y est décédé ou s’il est entre temps venu en France.

Marcel Gabriel, François, Oreste Ludovic et Charles Fernand SONZINI,
lors d’une réunion de famille en France à Châlon-sur-Saône

Je ne connais pas (encore) toutes les subtilités de recherche concernant l’Algérie mais les registres ne sont pas systématiquement disponibles en ligne sur les ANOM et je ne suis pas familiarisée non plus sur les villes et provinces qui ont, il me semble, évolué au fil des années. Peut-être mes ancêtres étaient-ils finalement installés dans une commune limitrophe et que les histoires familiales ont été simplifiées lors de leur transmission ?


Sources : Archives départementales de la Côte d’Or, Archives nationales d’Outre-Mer, Gallica : cartes d’Adolphe Joanne et A. Jourdain – 1885

Crédits photo : Myriams-Fotos de Pixabay

2 commentaires sur “Mariages multiples : de branches en branches

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